Alice sits with her sister and she's bored while her sister is reading a book (without pictures or conversations "). So she doesn't do anything because "what the use of a book without pictures or conversations" A White Rabbit with pink eyes, wearing a red coat runs near her. This didn't surprise her at all. Yet when the rabbit comes out a watch from his pocket and exclaims "Oh dear ! oh dear ! I'll shall be late ", she thougth that this rabbit decidedly has something special. She follows him in its hole and fell almost endless, which takes him to a world diametrically opposed to hers. She meets a gallery of characters and twists and she will confront herself with the paradox, the absurd and the bizarre.
Un TPE au Pays des Merveilles.
"Ne soyez pas si pressée de croire tout ce qu’on vous raconte… Si vous vous efforcez de tout croire… vous deviendrez incapable de croire les vérités les plus simples." Lettre de Lewis à Mary.
Selon vous quelle interprétation filmique est la plus fidèle à l'oeuvre de Lewis Carroll : Les Aventure d'Alice au Pays des Merveilles?
«Soyez ce que vous voudriez avoir l'air d'être.»
Introduction au pays des merveilles.
Lewis Carroll de son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson était un romancier, photographe et mathématicien anglais (né le 27 janvier 1832 et mort le 14 janvier 1898).
Durant son existence Lewis Carroll a toujours préféré la compagnie des petites filles à celle des adultes, et c’est cette prédilection qui va donner naissance à l’œuvre Les aventures d’Alice au pays des merveilles en 1865. C’est lors d’une promenade en barque sur L’Isis, une journée d’été, que Lewis Carroll en compagnie des trois jeunes filles Liddell (Lorina, Alice et Edith) va raconter une histoire qu’il venait d’inventer pour les divertir et qui deviendra par la suite un livre populaire autant chez les enfants que chez les adultes. A travers son chef-d’œuvre Lewis Carroll décrit un univers merveilleux où le genre du non-sens règne. Ce conte où la logique est sans cesse remise en cause a connu de nombreuses adaptations (longs métrages pour le cinéma, longs métrages d’animation, téléfilm, série animée, bande dessinée ou jeu vidéo). Les deux adaptations les plus connues du public sont celle de Walt Disney en 1951 et celle de Tim Burton en 2010, ces deux longs métrages ont su rester proches de l’œuvre de Carroll tout en utilisant des techniques différentes, ce qui nous amène à notre problématique quelle interprétation cinématographique est la plus fidèle à l’œuvre Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll ? Nous allons donc voir l’origine du monde de Carroll pour ensuite comparer les différences entre les deux films et ce qui reste fidèle au livre mais aussi nous verrons parmi ces trois œuvres les thèmes abordés.
L’origine de l’inspiration du monde non-sens de Carroll.
A l’origine de l’œuvre se trouve Alice Liddell qui a été source d’inspiration de Lewis Carroll grâce à leurs différentes expéditions, à travers le conte on retrouve des allusions au monde réel, l’impact des événements et personnes rencontrés durant la vie de Charles Dodgson se fait ressentir dans ce livre. En effet au fil du livre on peut voir des allusions à la vie de Charles Dodgson (p54) avec l’expression « cats and dogs »où l’expression suggérée est « It’s raining cats and dogs » (il pleut des cordes, des hallebardes) ce passage évoque la pluie du fameux pique nique avec les filles Liddell le 17 juin 1862, puis il associe les animaux aux personnes du pique nique comme « Duck » allusion au Révérend Robinson Duckworth, « Dodo » qui représente Charles Dodgson et son bégaiement (« Do-Do-Dodgson »), « Lory » ce perroquet de la famille Lorinae fait allusion à la sœur d’Alice donc Lorina puis « Eaglet » qui par cousinage sonore donc Edith l’autre sœur d’Alice. On peut voir aussi (p164) que chaque prénom a une signification, un rappel à la réalité par exemple « and their names were Elsie, Lacie and Tillie […] » Elsie est un équivalent phonique de L.C donc Lorina Charlotte ; Lacie est un anagramme de Alice et Tillie un diminutif de Matilda surnom de Edith. La description des postures vient aussi de la réalité par exemple quand il décrit la position du Dodo (donc lui-même) « […] and it sat for a long time with one finger pressed upon its forehead (the position in which you usually see Shakespeare […]) » (p66) on peut noter de cette évocation que les photographies les plus connues de L.C le représente dans cette attitude (voir ci-dessous). Mais aussi les devinettes et les énigmes posées à Alice à travers ses aventures étaient présentes lors des petits gouters chez Lewis Carroll on le lit par exemple à la tournure de la phrase (p112) « one side will make you grow taller, and the other side willl make you grow shorter. » (« Un côté te fera grandir, l’autre côté te fera rapetisser. ») (Alice Disney 34mn50). On peut noter une explication rationnel à certains personnages au comportement fou comme le Chapelier « Hatter » (p142) avec l’expression « He is mad as a hatter » (« il travaille du chapeau, il est cinglé ») le chapelier est intoxiqué par sa manipulation du mercure dans le traitement du feutre ou bien le « March Hare » le lièvre de Mars avec l’expression « as mad as a March Hare » car les lièvres pendant la parade de mars, tournent en rond et cabriolent à l’envi.
L’origine des prénoms a un sens, comme le Chat de Cheshire qui est un hommage de Lewis Carroll au comté de Cheshire le comté où il est né. Il s’inspire aussi de certains décors religieux comme « the cool fountains » (fraiches fontaines) (p171) qui represente l’Eden, cette notation se retrouve dans le coran. Même dans les moments de non-sens Lewis Carroll introduit un rappel à la réalité comme la partie de croquet (p184) où malgré le « curious croquet-ground » il rappelle le jeu très courant auprès de la bonne société, d’ailleurs les filles Liddell raffolaient y jouer avec ce dernier. De plus on retrouve des facettes de Carroll ainsi que la vraie Alice qui étaient deux gourmands d’ailleurs l’invention de repas abracadabrants est sans cesse dans l’œuvre comme la paranthèse (p32) « it had, in fact, a sort of mixed flavour of cherry-tart, custard, pine-apple, roast turkey, toffy, and hot buttered toast » (« il avait, en fait, une sorte de saveur composée faite tout à la fois de tarte aux cerises, de crème anglais, d’ananas, de dinde rôtie, de caramel, de pain grillé beurré chaud »). Son inspiration il la tire aussi de l’histoire de son pays avec « A large rose-tree » (« un grand rosier ») (p147) Lewis Carroll installe un décor symbolique de la guerre des Deux Roses, qui déchira les York «it where white » ( le blanc la couleur des York, les intrus) et les Lancastre « them red » (le rouge lancastrien).
C’est ensuite qu’il critique à travers les caractères exagérés de la reine et du roi du livre : la phrase « we put a white one in by mistake ; and if the Queen was to find it out, we should all have our heads cut off […] » (p176) (« et que nous avons planté là un blanc, par erreur ; et si la reine venait à s’en rendre compte, nous aurions tous la tête tranchée ») Lewis Carroll blâme la reine (Margaret) qui était déterminée à maintenir le pouvoir des Lancastre et exclure les York de celui-ci ou le « off with her head » (p180) qui rappelle le « Off wih his head » de Richard III ordonnant la mort de Hastings. Dans ce livre on trouve aussi une réelle critique de l’éducation en Angleterre à son époque, on le remarque à travers certaines répliques telle « the best way to explain it is to do it » (« la meilleure façon de l’expliquer, c’est de le faire ») (p64) il note un échec de la méthode livresque à l’école et propose donc à cette société la méthode active. Sa critique continu devant le par cœur, Lewis Carroll introduit le poeme « You are old, Father William » (p106) pour montrer que tout enfant victorien de quelque instruction devait savoir reciter devant les adultes des poèmes de formes didactiques. Et pour finir sur la critique de l’enseignement qu’il préfère la vie aux doctes enseignements quand il écrit « No, No ! The advendtures first, […]explanations take such a dreadful time. » (“Non, Non ! D’abord les aventures, […] les explications ca prend un temps fou. ») (p234), de plus sa bonne éducation avec des « livres sans image » ne lui sert pas autant que les aventures qu’elle vit dans ce monde merveilleux pour grandir. Sa deuxième critique est social, elle s’adresse aux bourges et leur comportement vis-à-vis des domestiques ; quand Alice est prise comme une domestique par le Lapin (p79) « Alice was so much frightened that she ran off […] » (« Alice eut une telle peur qu’elle partit aussitôt comme une dératée ») Lewis Carroll fait passer un message, petit certes, en montrant comment sont traités les domestiques.
Enfin il apporte à ce livre le non sens grâce à ses nombreux(ses) : ses paradoxes comme « Coming in a minute, nurse ! But I’ve got to watch this mouse-hole till Dinah comes back and see that the mouse doesn’t get out » (p80) cette scène montre le renversement des rôles l’humain est sous l’ordre de l’animal ce qui est absurd comme situation et ses paroxysmes comme (p224) «said », « shouted », « screamed », «yelled ». Mais aussi avec ses allitérations comme (p111) « pleaded poor Alice in a piteous tone» où il y a une allitération en « p » qui montre que Alice est au bord de la colère. De plus ses effets comiques comme le rapprochement des deux termes « a graceful zigzag » (p114) ou lors du « tea-time» avec « then you keep moving round » (p162) cette situation comique est saugrenue ce sont le chapelier et le lièvre de mars qui tournent et non plus les aiguilles de la montre puis les répétitions comme « off with their heads » qui là est récurrente ce qui rend comique l’effrayant. Ses jeux de mots qui sont pour la plupart fondés sur les différentes significations d’un mot comme « grown up » (p84) qui veut dire grandir en taille et devenir adulte ou « they were learning to draw » (p167) qui signifie dessiner et extraire mais encore « clubs » (p176) qui a pour sens masses d’armes (soldats) et trèfles (les dix cartes chiffrées d’un jeu de cartes) . Ses jeux de mots sont aussi basés sur l’homophonie comme «round on its axis » [‘aeksis] « axe » dont le pluriel est d’ailleurs « axes » [‘aksi :z] et le pluriel de « ax » est « axes » (p134). Pour finir ses jeux de mots sont aussi construit sur des approximations de prononciation ce qui donne des calembours comme (p216) où on assiste à des calembours du champ lexical de l’école : « Mystery » « History », « Drawling » « Drawing », « Stretching » « Sketching », « Fainting in Coils » « Painting in Oils », « Laughing » « Latin » et « Grief » « Greek ».
C’est à partir de toutes ses analyses que l’on peut voir la construction de l’univers du livre de Lewis Carroll, même si ce monde est complètement irréel on peut remarquer qu’il y a sans cesse des allusions à la réalité, mais ce n’est que littéraire. Nous avons du analyser ce livre et ses analyses littéraires pour pouvoir comparer les deux longs métrages en examinant comment ont il pu être aussi fidèle sans avoir la possibilité d’exploiter ses analyses.
Les différences et ressemblances cinématographiques d'Alice.
Bande annonce de Tim Burton.
L’étude de cette partie sera basée sur les scènes les plus connues d'Alice au pays des Merveilles.
Le dessin animé commence dans un parc situé à Londres, cela nous est indiqué par le dessin de Big Ben qui est la première image du film. Alice est avec sa sœur Margarette qui lit un livre d’histoire. C’est, dans le dessin animé la leçon d’Alice, mais dans le livre rien n’est précisé sur la nature du livre que sa sœur lit, sauf le fait que pour la petite fille, « it had no pictures or conversations in it, « and what is the use of a book » tought Alice « without pictures or conversations ? ». D’ailleurs dans le dessin animé elle le dit. A la différence du livre, Alice fait déjà une couronne de fleur alors que dans le livre elle se demande, rendu fainéante par la chaleur, « whether the pleasure of making a daisy-chain would be Worth the trouble of getting up and picking daisies… ». Dans le dessin animé, le personnage d’Alice fait une distinction nette entre le monde des adultes, et le sien. Elle décrit, (3min10) des choses qui se produiront par la suite à sa chatte Dinah : « dans mon monde tu ne dirais pas miaou tu dirais : oui mademoiselle Alice, naturellement tu parlerais comme les vrais personnes Dinah et les autres animaux aussi… » Et la chanson qui suit est un préambule de ces aventures. Enfin lorsque le lapin arrive, ce sera Dinah qui le verra en premier et non Alice comme il est ecrit dans l’histoire. Dans le dessin animé comme dans le livre, elle va le suivre après que le lapin ai dit son fameux « Oh dear ! Oh dear ! I’ll shall be too late. » Le parcours sera le même : Alice va poursuivre l’animal et « arrivera juste à temps pour voir l’animal s’engouffrer dans un acul de belle taille, situé sous la haie. » A sa suite elle s’y engouffrera. Walt Disney a plus ou moins bien repris la description que Carroll avait faite : le terrier partait d’abord tout droit comme un tunnel puis plongeait brusquement. La chute qui suit est dans le livre comme dans le dessin animé, très lente, et l’ambiance est très psychédélique : le changement de couleur, le reflet qui s’inverse dans le miroir… Alors que dans le film de Tim Burton, Alice, adolescente de 19 ans, va fuir un mariage arrangé. Au début, elle raconte (toujours petite) le rêve ou le cauchemar qu’elle a fait a son père. Elle narre sa chute et les personnages du pays des Merveilles. Ensuite on la retrouve plus grande donc, et invité à une réception en son honneur (sauf qu’elle ne le sait pas encore) Lorsque sa futur belle mère la prend a part pour « une promenade dans le jardin », on y retrouve encore une allusion au pays des merveilles quand elle suggère de peindre en rouge les roses blanches car les jardiniers ce sont trompé : la reine de cœur. (8min11). Lorsqu’Alice va voir le lapin pour la seconde fois, il lui montrera sa montre, ce que l’on peut interpréter par le fameux : « Oh dear ! Oh dear ! I’ll shall be too late ! » Elle se servira alors de cela pour le poursuivre et fuir la demande en mariage arrangé. Alors que la scène « down the rabbit hole » est décrite très lente dans le livre et que Walt Disney la retranscrit plus ou moins ainsi a l’écran, Tim Burton, par l’effet de la 3D, rend cette scène très rapide et tumultueuse, (elle va tenter de se raccrocher a des racines, elle rebondira sur des objets-lit- …), même quand elle arrivera dans la salle aux multiple portes. Son « atterrissage » sera brusque. Cette scène là, par contre sera plus fidèle a l’œuvre de Carroll, car elle respecte la chronologie des évènements: « There were doors all around the hall, but they were all locked; and when Alice had been all the way down on side and up the other, trying every door, she walked sadly down the middle, wondering how she was ever to get out again… ». (p28). Ensuite lorsqu’elle va se rendre compte de la table à trois pied en verre massif et de la clef en or dessus. Elle va la prendre et l’essayer dans toutes les serrures des portes. Aucunes ne s’ouvrent excepté la petite portière qui mène au pays des merveilles. Alors que Disney va faire parler la dite portière qui est aussi fermée a clef. Et sur la table a trois pied, il n’y aura pas la clef au début mais la bouteille ou il est écrit : « Drink me ». A ce moment là, la petite fille va faire attention. Elle va vérifier si ce n’est pas du poison: « It was all very well to say « Drink me » but the wise little Alice was not going to do that in a hurry. “ No, I’ll look first”, she said,” and see the whether it’s marked ‘poison’ or not.”(p.30). Elle va boire et rétrécir. A ce moment la dans le dessin animé, comme dans le film de Tim Burton, la suite des événements sera la même que dans le livre. Dans le dessin animé la clef va apparaitre mais trop petite elle ne pourra l’atteindre. Dans le film elle va oublier la clef sur la table et boire la potion. Petite elle va voir à côté de la table une boite avec des gâteaux sur lesquels il est écrit « eat me ». Elle va en manger et grandir. Dans le Alice de Burton elle va prendre la clef et reboire de la potion. Dans celui de Disney elle va, comme dans le livre, pleurer d’être devenue si grande (10min). Boire le fond de la bouteille et cela entrainera la suite « The pool of the tears ». La scène suivante est « the advice of a Caterpillar ». Dans le film de Tim Burton, nous voyons « the old blue caterpillar » quasiment dès son arrive au pays des merveilles. Et ce n’est pas de conseil véritablement qu’elle donne. En effet, le loir, le dodo, le lapin à la redingote et les tweedle l’amène à la chenille Absolem dans le but de savoir si elle est la véritable Alice. Dans le dessin animé, elle apparait beaucoup plus tard, et ces deux scènes peuvent être mis en relation, car la question qui est posé par la chenille est la même : « Who are you ? ». Le propos sous-jacent de la conversation est infiniment sérieux et philosophique. Tout part de cette question fondamentale. Car comment expliquer ce que l’on n’est pas ? En effet Alice dans le livre de Lewis Carroll et dans le dessin animé de Walt Disney, ne sait plus qui elle est véritablement, à force de trop changer de taille, elle se perd elle-même finalement : « I-I hardly know, Sir, just at present-at least I know who I was when I got up this morning, but I think I must have been changed several times since then . » Paradoxalement dans le film de Burton, son Alice est totalement sur d’elle, au début bien sur. Elle est plus ancrée dans la réalité. Car elle est persuadée de rêver. (Revenons sur le moment ou elle doit boire la potion a l’inverse de la Alice de Disney et de Carroll, elle va boire sans se poser de questions et va juste dire « après tout ce n’est qu’un rêve. » (15min06). D’ailleurs, on le revoit quand elle va se voir sur l’épitomé du pays des Merveilles, elle va nier : « Ce n’est pas moi. » (20min45). Et Absolem va alors dire : « Elle est loin d’être Alice ». Mais c’est là un jeu de mot, subtile, car elle est Alice mais loin (dans la distance) d’être la Alice de la première fois ou elle était venue. Avant de parler d’un goûter chez les fous, la rencontre avec le « Cheshire Cat ». Les deux films font rencontrer Alice et le Chat dans la forêt. Mais dans le livre Alice avait dans les bras un porcinet. Que l’on ne voit pas dans le dessin animé ni dans le film (sauf peut être à un moment avec la Reine Rouge (46min33). Le chat apparait quand Alice est perdue. (Dans les trois œuvres.) Dans Disney comme Carroll, le Chat sourit, pose des questions sans queue ni tête. Elle demande son chemin, « that depends a good deal on where you want to get to » lui répond le Chat. L’endroit pour Alice n’a pas vraiment d’importance. Alors il lui indique le Chapelier ou le Lièvre de Mars qui sont tout deux fous comme direction pour Alice. Elle hésite, mais ira finalement voir le Lièvre de Mars. L’ambiance est toujours psychédélique. Le chat disparait et apparait, joue avec les rayures de son pelage rose. Son nez change de couleur. Ses yeux font penser a ceux d’un caméléon : ils ne regardent pratiquement jamais dans la même direction Dans celui de Burton, l’ambiance est plus sombre, moins coloré et plus pesante. En fait elle est dans l’empreinte de Tim Burton. Le chat apparait, mais il ne donne pas l’impression d’être rassurant. Car il lui parle de sa blessure causé par le Bandersnatch. Sons sourire s’agrandit et ses pupilles se dilatent, ce qui lui donne un air un peu sadique. Il l’a conduira au chapelier et au lièvre, après avoir encore parlé d’elle Alice. Est-ce-t-elle ou pas ? Ce qui nous amène a « a mad tea party ». Dans le film de Tim Burton, l’atmosphère est complètement différente de celui de Disney, car les couleurs sont ternes, il y a du brouillard et on entend un air de jazz et les personnages se réveillent dès l’instant ou Alice apparait. Le Chapelier l’a reconnait instantanément (30min06) : « It’s you... » Et « It’s absolutely Alice. You’re absolutely Alice. I’d know you anywhere. I’d know him anywhere. » A partir de là, Alice est Alice. Ils prennent toujours le thé. Obligé pour pouvoir tuer le temps jusqu’au retour de l’héroine. La « notion du temps » est rappelée ici, car le temps n’en fait qu’a sa guise dans ce pays. Alors « le temps fort contrarié a décidé de tout arrêté » car Alice est affreusement en retard. Alice répond en disant que le temps est très étrange en rêve. Et le Tic Tac reprend quand elle s’assoit a leur table. Le goûter n’est pas totalement fou. On y retrouve la fameuse question « Sais-tu pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? », la chanson en l’honneur de la reine rouge : « twinkle, twinkle, little bat ! How I wonder what you at ! Up above the world, you fly. Like a tea-tray in the sky. Twinkle, twinkle, twinkle…”, sont des éléments que l’on retrouve dans le livre. Dans le dessin animé, ça suit pratiquement à la lettre le livre. Sauf qu’ils chantent la chanson de « non anniversaire ». La grande tablée vide avec « no room ». L’ambiance est très festive. On y retrouve encore la notion de temps. Le chapelier raconte qu’il a failli se faire couper la tête, c’est donc un exilé, dans le livre, ce qui rappelle dans le film de Burton et sa rancœur pour la reine rouge, en plus de ce que le Jabberwocky leur a infligé. Le loir est tout aussi endormi (alors que dans celui de Burton il est plutôt colérique et capricieux). Le dessin animé, comme le film a rajouté une scène a celle-ci : le lapin Blanc qui repasse avec sa montre et le chapelier et le lièvre de Mars qui veulent la réparé sois disant parce qu’elle aurait deux jours de retard. (Disney). Dans le livre on la mentionne, sauf que c’est la montre du Chapelier qui contient du beure de qualité supérieur : « The best butter you know. »(p.154). Le valet de la Reine Rouge vient pour leur demander s’ils auraient vu Alice, il est accompagné de soldat-cartes et de Bayard, un chien qui se voit obliger de chercher Alice en échange de la libération de sa famille. (Burton). Pour ce qui est des grandes scènes les plus connues d’Alice au pays des Merveilles nous en avons fini. Car après chacun des films a repris des éléments éparses de l’œuvre de Carroll. Nous ne voyons pas vraiment « The queen’s croquet- ground » dans le film de Tim Burton. Seulement à 44 minutes 26 et la scène ne dure que trente seconde, approximativement. Car on voit le Reine rouge taper dans le hérisson, et ensuite Alice qui essaie de le sauver et le lapin blanc qui vient et lui donne du « gigancake ». Alors que celui de Disney reprend bien la scène, comme dans le livre. (p.175 et 55min41). Et il y en a évidemment beaucoup d’autres.
Bande annonce de Walt Disney.
Les thèmes abordés au pays des Merveilles.
Alice au pays des merveilles regroupe plusieurs thèmes, qui sont à priori les mêmes pour les deux longs métrages, en revanche la façon d'aborder les thèmes est différente.
Lewis Carroll introduit le thème de la perte de l’innocence, on le constate au fil de l’œuvre, par le changement perpétuel de taille de Alice, à chaque fois que sa taille n’est pas adapté au lieu, un événement se produit pour que celle-ci convienne comme quand elle boit le contenu d’une fiole pour rapetisser pour pouvoir passer par la porte (chapitre 1) ou quand elle est réfusée d’entrer dans le tribunal car sa taille dépasse la limite comme dit l’ « ordonnance quarante-deux. Quiconque mesure plus de mille six cents mètres est tenu de quitter le tribunal » (p271), elle ne peut donc pas être jugée comme une enfant, elle a donc réussit son voyage initiatique qui l’a mené à l’âge « adulte ». Toutes ces transformations physiques sont aussi dans le film de Walt Disney, on constate ses changements physiques lorsqu’elle doit boire la fiole, manger les côtes du champignon, manger une carotte ou un gâteau et chez Burton quand elle boit la fiole sur la table ou celle du chapelier et le gâteau du lapin. Ces transformations de taille montre que malgré la trahison de son corps et son esprit elle a réussit à devenir adolescente et a donc perdu son innocence enfantine.
Lewis Carroll aborde dans son livre le thème de la renaissance c’est à la fin de son « rêve », qu’on constate que Alice a terminé son périple et a atteint l’âge de adulte, la maturité elle l’acquis lors de son périple au monde merveilleux qui représente la période difficile de la transformation des enfants en adultes. Ce thème est aussi repris dans l’œuvre de Tim Burton à travers Alice à plusieurs passages lorsqu’elle apparait dans l’encadrement de la porte dans l’incipit du film, cela nous donne une impression de renaissance ou encore lors de la fin de sa chute du tunnel elle se retrouve dans la salle où a gravité est inversée, son objectif consiste à se reconstruire tout en trouvant un juste équilibre pour devenir adulte. Le film de Walt Disney exploite aussi ce thème et également la même mise en scène que Burton lors de sa chute dans le tunnel, elle arrive dans une pièce où la gravité règne et où elle doit retrouver son équilibre pour renaitre.
Le dernier thème commun aux 3 œuvres est celui de la mort, ce qui parait évidant car pour avoir renaissance il faut la mort. Lewis Carroll met en place le thème de la mort dès le premier chapitre quand Alice se retrouve dans une situation dangereuse, il la met face au danger lorsqu’elle tombe dans le tunnel qui parait infini et qu’elle se demande ce qu’il va advenir d’elle. Mais aussi lors de sa rencontre avec la Reine de Cœur qui répète sans cesse « Qu’on lui coupe la tête ! », c’est à travers ses aventures qu’Alice se rend compte que la mort est omniprésente même au pays des merveilles. Ce thème est le dernier thème développé par Burton c’est à travers Alice qu’on le voit comme dans l’incipit durant le couché d'Alice, l’image du père bordant sa fille extrêmement pâle et effrayé du cauchemar donne l’idée d'un prêtre sur un lit de mort. Le thème de la mort apparait aussi à une scène clé celle de l’interminable chute d’Alice, durant sa chute Alice se heurte à différents objets qui sont des symboles (bibliothèque : savoir, lampe : intelligence) mais celui qu’on retient est celui d’un lit de mort qui représente évidemment la mort. Le thème de la mort n’est pas aussi frappant chez Disney (peut être dû à la tranche d’âge du public visé) on peut l’apercevoir quand même lors de la scène du Morse et du Charpentier quand les huitres quitte leur mère pour l’inconnu, elles sont confrontés au danger et elles en meurent vu qu’elles sont dévorés par le Morse, mais aussi lors de la scène qui précède la fin quand elle refait tout le chemin à l’envers car elle est menacée de mort par la reine.
Chaque œuvre exploite un thème que les deux autres n’envisagent pas dans leur réalisation.
Chez Lewis Carroll, le thème de la sexualité semble apparaitre, ce qui devrait être évident car c’est une étape qui fait partie du voyage de l’adolescence à l’adulte. C’est lors de la rencontre d’Alice et de la chenille sur le champignon au chapitre 5 que l’on trouve ce thème, la chenille explique que les côtés du champignon peuvent soit le faire grandir ou soit la faire rapetisser, on en déduit que pour être mature, elle doit passer l’expérience sexuelle. La sexualité est représentée par le champignon qui nous fait penser à une forme phallique mais aussi on peut constater que les champignons sont vénéneux donc que cette expérience ne doit pas être vécue trop tôt car elle peut être dangereuse.
Le thème qu’aborde Tim Burton est celui de la théâtralisation il est présent durant l’intégralité du film, on aperçoit dès la première image une fenêtre close par des barreaux et des rideaux, ce qui nous laisse supposer que les personnages sont enfermés dans ce monde qui est un théâtre avec les rideaux rouges qui rappelle une scène de théâtre. Mais aussi Burton impose son thème à chaque apparition de la Reine Rouge qui est entourée de rideaux rouges encore une fois puis derrière elle apparait un vitrail bleu qui est un trompe l’œil souvent utilisé dans les décors de théâtre, de plus elle est mise en hauteur comme si elle était exposée au public comme si elle donnait une représentation.
Quand à Disney, le thème uniquement exploité est la vision du totalitarisme avec la caricature de la Reine de Cœur (Grosse, grotesque et bruyante). Alice apprend les règles de la politique et de la bienséance en monarchie lors de sa rencontre avec la rein de Cœur. Pour commencer elle lui apprend que le souverain a toujours raison. Puis le fait que la reine requière des exécutions aurait un côté stalinien qui fait référence aux procès de Moscou (années 30) dont le mot d’ordre était « La sentence d’abord, le verdict ensuite ». Enfin le passage où les cartes doivent peindre les roses blanches en rouges fait allusion au village de Potemkine.
(The Advice of a Caterpillar)
Conclusion.
Pour conclure ce TPE au pays des merveilles, l’interprétation cinématographique qui se rapproche le plus de l’œuvre de Lewis Carroll est sans doute celle de Walt Disney, qui reprend de très près, les éléments et évènements de l’œuvre. En effet, Walt Disney a placé son dessin animé dans le domaine du rêve. Ainsi il s’émancipe de la linéarité narrative, au profit de scénettes où règnent l’absurde et le comique de situation. Cependant, Tim Burton ne réalise pas vraiment une transposition sur grand écran du conte de Lewis Carroll, mais plutôt une adaptation du court poème « Jabberwocky » (que récite Johnny Depp en Chapelier Fou) qui se situe au début de l’œuvre d’ Alice passe à travers le miroir, la suite des aventures d’ Alice au pays des Merveilles. Il reprend certes des éléments de la première œuvre de Carroll, mais son film se situe plus dans le domaine du fantastique et de l’aventure. Ce genre de récit exige que le héros ait des ennemis et des alliés et qu’il se confronte dans la guerre du Bien contre le Mal. De plus, en ayant fait grandir le personnage d’Alice, le réel vient chambouler un peu son monde. Le film de Tim Burton s’adresse à un public plus adulte et plus aguerri alors que celui de Walt Disney touche un plus large public, de tout âge.
On peut retrouver ces similitudes dans d’autres œuvres, comme par exemple celle de Peter Pan (repris à la fois pas Walt Disney et P.J Hogan).
Bibliographie :
Sites :
Livres :
Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles (Alice’s Adventures in Wonderland), de Lewis Carroll de la collection Les Langues modernes/bilingue.
Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles, trad. Henri Parisot, Aubier-Flammarion Bilingue.
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